Environnement, tourisme et innovation technologique : les défis d’un monde afro-caribéen en mouvement !

MARTINIQUE : la terre tremble de plus en plus, faut-il craindre le réveil de la montagne Pelée ?

Que se passe-t-il en Martinique ?

La Martinique a récemment connu plusieurs secousses sismiques. Le 21 mars, dans la nuit de jeudi à vendredi, un séisme de magnitude 3.7 a été enregistré. Le 22 mars 2025, c'est un séisme de magnitude 3,1 qui a été enregistré à 00h08, avec un épicentre situé à 3 km au sud-sud-ouest de Sainte-Marie avec une profondeur de 5 km. Trois jours plus tard, dans la nuit du 25 mars, une autre secousse de magnitude 4,5 a été détectée. Un peu plus tôt, au début du mois de mars (2 mars 2025), deux autres séismes ont également été ressentis, avec des magnitudes de 3,8 et 4,8, à quelques secondes d’intervalle.

Pourquoi la terre se secoue t-elle autant ?

Entre le 14 et le 21 mars, soit en une semaine, 221 séismes d'origine volcanique ont été enregistrés sur l'île, une activité sismique qui ne cesse d'augmenter depuis 2024. Cette sismicité est liée à la position géographique de l'île, située sur la frontière entre les plaques tectoniques nord-américaine et caraïbe. La montagne Pelée, volcan actif de l'île, fait l'objet d'une surveillance accrue en raison de signes de reprise d'activité depuis 2019. En décembre 2020, le niveau de vigilance a été relevé à « jaune » (niveau 3 sur 5), ce qui signifie qu’une éruption est probable, mais qu’on ignore quand elle aura lieu.

Ces séismes sont-ils des évènements annonciateurs ?

Entre 1980 et 2019, l'activité sismique tournait autour de 2 séismes par mois, tandis que, depuis le début des années 2019, une trentaine de séismes est observée chaque mois.

Le 8 mai 1902, la montagne Pelée surplombant la commune de Saint-Pierre a explosé après une augmentation progressive de l’activité sismique sur plusieurs mois. En février 1902, une odeur de souffre avait envahi la ville de Saint-Pierre, un détail assez alarmant. Plusieurs petites éruptions à caractère phréatiques avaient également eu lieu ainsi que des retombées de cendres.

L’augmentation des séismes et l’observation accrue des évènements montrent que le volcan est actif et sous surveillance, mais il n'y a pas encore de preuve qu'une éruption majeure est imminente. Toutefois, les autorités scientifiques surveillent la situation de près. Il est important de suivre leurs recommandations, car il est certain que la montagne Pelée se réveillera à nouveau.

TRINIDAD ET TOBAGO : Élections législatives anticipées pour le 28 avril 2025

À Port-d 'Espagne, le 18 mars 2025, la vie politique de Trinidad-et-Tobago prend un tournant décisif !

Moins de 24 heures après sa prise de fonction, Stuart Young, le tout nouveau Premier ministre a annoncé la tenue d'élections législatives anticipées du 28 avril 2025 . Cette décision, qui survient bien avant la fin du mandat actuel, redéfinit les enjeux pour ce pays clé des Caraïbes.

Après la démission inattendue de Keith Rowley, figure politique majeure après dix ans au pouvoir, Young n’a pas tardé à marquer son territoire. Le Parlement sera officiellement dissout à minuit, conformément à la Constitution, laissant aux partis politiques jusqu'au 4 avril pour déposer leurs candidatures.

Ces élections se dérouleront dans un contexte de crise sécuritaire, marqué par une montée de la violence due au trafic d'armes en provenance des États-Unis. Le gouvernement sortant avait même décrété l'état d'urgence il y a deux mois pour tenter d'endiguer cette flambée d'insécurité.

Quel avenir pour Trinité-et-Tobago ? Le Mouvement national du peuple (PNM), parti au pouvoir, espère conserver sa majorité, mais devra affronter une opposition déterminée. La campagne s'annonce tendue et déterminante pour l'avenir politique du pays.

ZIMBABWE : une startup crée des tricycles électriques pour l'émancipation des femmes

La startup Mobility for Africa a lancé un projet pilote en 2019 consistant à louer des tricycles électriques à des groupes de femmes. L'objectif principal de Mobility for Africa est de fournir des solutions de transport abordables aux communautés rurales, en se concentrant particulièrement sur les femmes.

La startup a identifié que de nombreuses femmes dans ces zones passent énormément de temps à essayer d'atteindre les marchés, les hôpitaux et les points d'eau. Le tricycle électrique proposé par Mobility for Africa, appelé "Hamba" (qui signifie "aller" en ndebele), a été conçu pour améliorer la mobilité de ces femmes.

Comment les tricycles électriques ont-ils contribué à l'émancipation des femmes zimbabwéennes dans les zones rurales ?

Les tricycles électriques ont transformé la vie de nombreuses femmes en leur offrant une liberté de mouvement significative. Auparavant souvent dépendantes de leurs maris pour le transport, ces femmes ont acquis une indépendance financière et une émancipation sociale. Elles peuvent désormais se rendre aux marchés, aux hôpitaux et aux sources d'eau plus facilement, ce qui leur permet de devenir des soutiens financiers pour leurs familles et de gagner en respect au sein de leur communauté.

Une brillante initiative qui améliore le quotidien des femmes dans un environnement rural

Grâce aux tricycles, les femmes peuvent économiser un temps considérable qu'elles passaient auparavant à marcher de longues distances pour atteindre les marchés ou d'autres lieux importants. Elles peuvent transporter des marchandises plus facilement, ce qui augmente leurs opportunités de revenus. De plus, l'accès facilité aux soins de santé, notamment pour les femmes enceintes et les enfants, est un avantage crucial.

Les tricycles "Hamba" sont conçus pour emprunter des chemins étroits et potentiellement difficiles d'accès, inaccessibles aux voitures traditionnelles. Leur robustesse et leur capacité à naviguer sur des terrains accidentés les rendent particulièrement adaptés aux infrastructures limitées des régions rurales. De plus, le prix abordable de leur location (15 dollars / mois) les rend accessibles à une plus grande partie de la population.

Bien que les tricycles offrent de nombreux avantages, ils ne sont pas exempts de défis. L'état des routes, souvent accidenté et aggravé par les pluies, peut rendre leur utilisation difficile. D'autres défis potentiels pourraient inclure la maintenance des véhicules, l'accès à des bornes de recharge solaire fiables et la sécurité des conductrices. Néanmoins, ces véhicules écologiques alimentés par des batteries lithium ion chargées à l'énergie solaire ont révolutionné le mode de vie de nombreuses femmes.

En somme, ce projet technologique remarquable par son impact concret sur la vie des femmes, son approche innovante pour résoudre les problèmes de mobilité rurale et sa contribution à l'autonomisation et à l'amélioration de l'accès aux services essentiels pourrait être un exemple à reproduire sur le reste du continent africain.

AFRIQUE DE L’OUEST : L’initiative de la CEDEAO pour booster l’industrie touristique locale


Le secteur du tourisme en Afrique de l’Ouest prend une nouvelle direction avec l'initiative de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Du 11 au 15 mars 2025, les ministres du tourisme des pays membres se sont réunis à Banjul, en Gambie, pour discuter des défis et des opportunités du tourisme dans la région. Au programme : tourisme responsable, libre circulation des personnes et surtout, une grande ambition : attirer 10 millions de touristes intracommunautaires d’ici 2029.

Libérer le potentiel touristique de la région

L’objectif ? Développer un tourisme local dynamique en encourageant les Africains à découvrir leur propre continent. Actuellement, le tourisme intra-africain est largement sous-exploité par rapport aux flux touristiques internationaux. Pourtant, l’Afrique de l’Ouest regorge de trésors culturels et naturels qui n’attendent que d’être explorés. Des parcs nationaux aux sites historiques, l’offre est vaste, mais encore trop méconnue. En facilitant les déplacements au sein de la région grâce à la libre circulation, la CEDEAO espère changer la donne.

Les défis à surmonter

Bien sûr, plusieurs obstacles doivent être levés pour que cette ambition devienne réalité. Les restrictions de visa, un manque d'infrastructures adaptées et une communication insuffisante entre les pays, ralentissent l’essor du tourisme intra-africain. Mais la CEDEAO n’est pas seule dans cette lutte : les initiatives locales et les jeunes entrepreneurs sont appelés à jouer un rôle crucial dans cette transformation. Une nouvelle vague de tourisme durable et respectueux des communautés locales et de l’environnement doit émerger pour garantir une croissance équilibrée et pérenne.

Un avenir prometteur pour le tourisme en Afrique de l’Ouest

Avec cette nouvelle dynamique, la région se place sur la carte du tourisme mondial. En plus de booster l’économie locale, le secteur touristique peut créer des milliers d’emplois et promouvoir les traditions culturelles tout en renforçant l’unité régionale. La libre circulation des personnes, au-delà des frontières, est donc un levier essentiel pour offrir une véritable expérience touristique africaine.

L’ambition est claire : transformer l’Afrique de l’Ouest en une destination incontournable pour les Africains eux-mêmes, mais aussi pour le reste du monde. Il est temps de voir les richesses de la région non seulement comme un héritage à préserver, mais aussi comme une ressource précieuse à valoriser pour l'avenir.

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Racines, Engagement et Horizons : L'actualité sous un nouveau regard !