Restrictions américaines : vers une nouvelle vague de sanctions contre les États africains ?
L’administration américaine a envisagé l’application des restrictions d’accès à son territoire aux ressortissants de 43 États dont (22 sont Africains, du Soudan à la RDC, en passant par le Cameroun, cartographie de ces potentielles nouvelles barrières).
L’acte à travers lequel est assise la volonté du gouvernement américain dresse les États visés en 3 catégories : il y a la catégorie de la zone rouge qui concerne la restriction totale de voyage et nous avons en termes des systémiques stratifiées et coordonnées de services publics concernés (la Libye, la Somalie et le Soudan, accompagnés des États tels que : La Corée du Nord, l’Iran, la Syrie, Cuba et autres).
Il est important de noter que ces États sont placés dans la zone rouge par l’administration Trump à cause de certaines raisons qui sont évoquées telles que : l’instabilité politique, les menaces territoriales sans oublier les préoccupations qui sont liées à la mauvaise gouvernance, à la corruption, y compris la question relative à la paix.
Ces raisons évoquées ci-haut sont également à l’organe musculaire de l’emplacement dans la zone orange de certains États qui, leurs ressortissants feront face à des restrictions supplémentaires, sans être toutefois interdit de voyager, nous trouvons parmi les États concernés : l’Érythrée, le Soudan du Sud, Sierra Leone, Biélorussie, le Pakistan et la Russie.
En fin, il y a une liste jaune, à travers laquelle, certains États bénéficient de la clémence venant de la part du Gouvernement Trump, se déterminant par le biais de ce délai de 60 jours, accordé en leur faveur afin qu’ils répondent aux exigences posées par ce dernier, sous peine d’être placée dans la zone << rouge >>.
Parmi les États concernés, nous avons : La République démocratique du Congo, le Mali, la Mauritanie et autres .
Il s’avère vital pour nous de signaler ce qui suit : la prédiction et les sanctions américaines à l’égard de certains États africains ne constituent pas une situation inédite. Ces systèmes de sanctions ont déjà été utilisés contre les États africains, à titre d’exemple : en 1990, contre le Soudan, en raison de violations des droits de l’homme et du soutien au terrorisme.
Il sied de rappeler que, l’une des premières fois où les États-Unis ont eu à imposer des sanctions à des gouvernements africains remonte à la période d’apartheid en Afrique du Sud. Mais aujourd’hui, panafricains que nous sommes, nous nous permettons d’examiner cette décision, en décortiquant quelques éléments qui sont très essentiels, oubliés par le Gouvernement américain avant la prise de cette dernière.
Les éléments oubliés par le Gouvernement américain dans la présente réalité seront examinés au cas par cas, suivant chaque État africain envisagé. Mais, puisqu’il s’agit d’une petite réflexion, nous prendrons le soin de ne citer que 3 États africains.
1. il nous semble que certains points évoqués par le gouvernement américain sont fondés, mais certains ne les sont pas, à titre d’exemple, la question relative à la paix et la sécurité. Lorsque nous nous permettons de dire que ce point n’est pas fondé, il s’avère vital qu’il soit assis, notre argument par le biais d’un exemple bien précis, voilà pourquoi, nous donnons l’exemple de la Libye avec l’intervention militaire de l’OTAN en 2011, à travers laquelle les États-Unis avaient pris part à plusieurs frappes aériennes ont été menées contre des cibles militaires du régime de Mouammar Kadhafi.
Cependant, ces attaques avaient également touché des infrastructures civiles et ont causé des pertes humaines parmi les civils.
Déjà, le fait pour l’OTAN d’être impliquée à des opérations impliquant des tires à balles réelles qui ont touché les infrastructures et ont causé des pertes humaines a violé l’article 48 du protocole additionnel 1 du 8/06/1977 qui dispose : les parties en conflit doivent faire la distinction entre la population civile et les combattants, ainsi que les objets civils et militaires. Il s’agit d’une disposition qui souligne l’importance de protéger les civils et de limiter les attaques aux objectifs militaires, permettant de réduire les souffrances humaines en temps de guerre et les conséquences d’une violation de l’article 48 évoqué ci-haut peuvent varier, tant sur le plan juridique et moral.
2. sur le plan juridique : il y a une responsabilité pénale internationale qui peut-être engagée, ce qui revient à dire que les chefs militaires, y compris politiques peuvent être tenus pénalement responsables pour des violations du Droit international humanitaire, et s’il s’agit des États, ils peuvent faire objet des sanctions venant de la part de la communauté internationale, et la Guerre en Bosnie, précisément en 1992-1995 nous sert d’exemple, d’un conflit à travers lequel, des bombardements avaient visé la population civile, et les forces serbes ont été accusées de n’avoir pas fait la différence entre combattants et civils. Sans oublier le conflit israélo-palestinien, plusieurs fois, des opérations militaires israéliennes à Gaza ont été critiquées pour avoir causé des victimes civiles élevées : à titre d’exemple, lors de l’opération militaire « PLOMB DURCI EN 2007-2008 », des frappes aériennes et bombardements avaient touché des écoles, des hôpitaux et des habitations civils. Les exemples sont légion, nous nous permettons de nous arrêter là ! Comprenez que dans le cas sous examen, les États membres de l’OTAN devraient garantir que leurs opérations militaires respectent le Droit international humanitaire. Agissant ensemble, conforment à l’article 5 du traité de l’Atlantique du Nord, qui prévoit une défense miliaire collective, une responsabilité internationale pour fait internationalement illicite allait normalement être collée contre tous les États membres de l’OTAN, avec à sa tête, les ÉTATS-UNIS d’Amérique.
Aujourd’hui, librement et sans contrainte, l’opération militaire de l’OTAN en 2011 a provoqué plusieurs conséquences sur le territoire Lybien, se déterminant sur le plan national et international.
Cette intervention a créé une instabilité politique : après notre analyse sans contrainte, il est constaté que la chute du régime de Mouammar Kadhafi a laissé un vide de pouvoir en Libye, et a plongé l’État Lybien dans une instabilité politique et des luttes de pouvoir entre différentes parties et milices ont éclaté, entraînant une fragmentation de l’État, rendant la gouvernance difficile. Il a également causé un grand nombre de morts et des déplacés, exacerbant la situation humanitaire, tout en réduisant le niveau de vie de certaines familles, les poussant jusqu’à présent à la recherche d’un meilleur pâturage, le permettant de pouvoir refonder leur situation financière. D’aucuns me diront qu’ils peuvent rebâtir chez eux, mais permettez nous de prendre leur défense tout en disant moult voix : « depuis l’intervention militaire de l’OTAN sur le territoire Lybien, les opportunités ne sont plus les mêmes, elles sont maintenant les plus mesquines.
Aussi, il est constaté de notre part, après un réveil de l’histoire qui est une science, englobant tous les domaines de la vie que trop souvent, lorsque les USA veulent déstabiliser l’Afrique, ils passent toujours par le biais des opérations dites « Humanitaires », et nous ne manquerons pas de citer leur soutien financier aux rebelles dans les années 1980 et 1990. Ils avaient soutenu plusieurs mouvements rebelles au Soudan, tels que : l’armée de libération du peuple soudanais (SPLA), partie d’une stratégie large afin de contrer l’influence islamique au Soudan. Bien que cela ait été considéré comme une réponse à des violations des droits humains, un tel soutien a également intensifié les conflits internes.
Il s’avère importantissime de signaler que le soutien aux rebelles en 1980-1990 a été principalement manifesté dans le contexte de la Guerre froide, où les États-Unis cherchaient à contenir l’influence soviétique dans le monde.
Avant de pouvoir sanctionner le Soudan, il fallait préalablement faire marche en arrière, exhumer l’histoire de leurs déstabilisations sur le territoire Soudanais. Pourquoi pas faire comme les Japonais à l’égard des Chinois, en décidant de normaliser leurs relations en 1972, et leurs liens économiques sont approfondis, et le nombre des voyageurs entre les deux États a augmenté de façon considérable, et le Japon fournit à la Chine plus de 3000 milliards de yens en aide publique au développement, et au cours des 40 dernières années, nous sommes en 2016 en descendant, le commerce bilatéral était passé de 1 milliard à plus de 300 milliards de dollars. Actuellement, 23 mille entreprises japonaises travaillent en Chine, et créent des emplois en 2008, le président HU JINTAO avait déclaré que le peuple chinois n’oublierait jamais le soutien et les efforts accomplis par tant de Japonais afin de favoriser l’amitié CHINE-JAPON.
Il y a également La République démocratique du Congo, ma chère patrie qui a reçu l’ultimatum de 60 jours. Il faut noter que la RDC est riche en ressources naturelles, notamment : en or, cobalt, coltan, cuivre, diamant et autres. Ces richesses ont souvent été associées à des conflits armés, à la corruption et à des violations des droits de l’homme, sans oublier l’exploitation illicite de ces matières premières par les grandes puissances, dont font partie les USA.
De nombreuses entreprises américaines sont actives dans le secteur minier en RDC, qui exploitent des sources précieuses de mon État, afin de fournir des matériaux nécessaires à diverses industries, notamment : les technologies, l’électronique et l’automobile. Certaines de ces entreprises américaines ont été accusées d’avoir des liens avec des groupes armés, afin de profiter de la situation instable.
Bien que les lois comme le Dodd-Franck act aient été adoptées afin de limiter l’importation de minerais de confit, leur application est souvent insuffisante. Les entreprises contournent ces règlementations, permettant ainsi à la poursuite du pillage des sources naturelles en RDC.
Vital pour nous de noter que cette manière de faire de la part des USA donne naissance à des conséquences énormes, dont nous citons : violation des droits de l’homme, et les communautés locales subissent souvent les effets des activités minières, y compris des déplacements forcés et la dégradation de l’environnement, sans oublier l’affaiblissement de l’économie congolaise, la rendant grabataire quant à sa croissance, favorisant ainsi l’exode de la population congolaise à la recherche d’un meilleur pâturage.
Nous constatons qu’il s’agit d’un décret qui déterre les abus américains sur le continent africain, et créer le climat d’un véritable tour de Babel entre Africains et Américains. Il en va de même avec le département d’État américain, en confiant deux jeunes officieux Dean Rosk et Charles H bonesteel, afin qu’ils séparent la Corée en deux États. Et la consigne était d’aller vite, avant que les Soviétiques n’occupent tout le pays. Il s’agit d’une cicatrice qui ne sera jamais refermée.
Afin d’enterrer sans exhumer ce déshonneur américain, il est d’une importance capitale pour les États africains, sans acception de travailler pour la cause africaine, tout en mettant en place la vertu de l’État qui fait appel à l’amour de la Patrie, sans oublier le panafricanisme, puisqu’en plein 21e siècle, il est inconcevable de voir les États africains être considérés comme des moutons dans une bergerie.
On doit, nous africains, nous unir, arrêter de nous battre entre nous, et travailler comme les abeilles.
Puisque la Chine a été une victime des mauvais comportements venant de la part des Américains au moment de la guerre de l’opium (1839-1842) (1856-1860), conflit à travers lequel la Chine et les puissances occidentales, principalement la Grande-Bretagne ont conduit à l’ouverture forcée des portes chinoises au commerce étranger, y compris celui des États-Unis, marquant une période de domination étrangère en Chine, parce qu’elle était contrainte de signer et de ratifier des traités inégaux avec les puissances occidentales, y compris les États-Unis, limitant ainsi la souveraineté chinoise en accordant des privilèges commerciaux aux étrangers. Mais aujourd’hui, avec l’économie chinoise en pleine croissance, l’initiative de la ceinture et de la Route, avec la technologie et l’innovation, l’influence de la Chine dans les Organisations internationales telles que : L’ONU, LE FMI, BM, il est impossible de pouvoir affirmer qu’il n’existe plus une domination américaine sur la Chine.
Avant de finir notre réflexion, il y a une chose qui nous a éberlués, constaté dans le décret qu’a pris le président américain, c’est l’absence de L’ISRAËL parmi les États concernés. L’ISRAËL devrait normalement être mentionné parce que, parmi les points qui font asseoir la décision du Gouvernement Trump, figure la question relative à la paix, et actuellement, L’ISRAËL est en Guerre contre la Palestine, provoquant ainsi une instabilité et une absence de paix.
Chers Africains, quand de grandes pensées se rencontrent, de grands projets naissent. Unissons nous pour l’Afrique.